Plusieurs calanques du massif entre Marseille et Cassis ne sont accessibles que par la mer. Certaines criques du massif restent vides alors que d’autres débordent en août. D’autres sont accessibles par des sentiers très engagés (pour ne pas dire difficile) que ce soit à pied, en escalade voir en rappel.
Cet article liste les calanques accessibles par la mer, explique les règles du Parc national qui encadrent leur accès, et détaille comment organiser la visite. Lisez la suite avant de réserver votre journée.
Pourquoi certaines calanques restent accessibles uniquement par la mer
The calanques s’étire sur une vingtaine de kilomètres entre Marseille et Cassis. Les criques y sont encaissées entre des parois calcaires qui montent parfois à plus de 200 mètres. Aucune route ne descend jusqu’à l’eau. Aucun sentier officiel non plus dans plusieurs d’entre elles, tant elles sont naturellement enclavées de falaises très raides.


Certaines calanques sont donc accessibles uniquement par la mer. Pour des calanques comme l’Oule, l’Eissadon, ou certaines criques entre Devenson et En‑Vau, il n’existe tout simplement pas de sentier pédestre classique menant directement à la plage.
Là où un chemin existe, il reste long et exposé. Deux heures de marche à l’aller, autant au retour, et aucune fontaine ou point d’eau potable sur le parcours. En juillet, la température au sol dépasse souvent 35 degrés dans les vallons.
Les calanques que l’on ne rejoint qu’en bateau
Certaines criques n’ont aucun accès à terre. D’autres en ont un, mais tellement contraignant que la mer devient la voie la plus simple.
La calanque de l’Oule, sans sentier
Coincée entre Devenson et En-Vau, la calanque de l’Oule fait partie des calanques accessibles uniquement par la mer. Le seul accès terrestre passe par une descente en rappel, réservée aux grimpeurs équipés (si ce n’est aguerris). Les parois sont hautes et resserrées.
La calanque de l’Eissadon, réservée aux embarcations
Située entre Marseille et Cassis, la calanque de l’Eissadon n’apparaît sur aucun itinéraire de randonnée classique. On y accède uniquement par la mer, soit en kayak, paddle ou bateau. Le mouillage y est calme, l’eau turquoise, et la fréquentation reste faible même en plein mois d’août.
En-Vau, Sugiton et Sormiou, un accès terrestre sous conditions
The calanque d’En-Vau se mérite à pied. Comptez deux heures de marche depuis le bois de Béliou ou la Gineste, sur un sentier exigeant. Beaucoup de visiteurs préfèrent l’approche par la mer.
| Calanque | Accès à pied | Temps depuis la mer |
|---|---|---|
| Oule | Rappel uniquement | Environ 40 min de navigation |
| Eissadon | Aucun sentier | Environ 30 min de navigation |
| En-Vau | 2 h de marche | Environ 30 min depuis Cassis |
Ces criques ne sont donc pas exposés à la surfréquentation ce qui permet la préservation de leur biodiversité unique.
Les restrictions du Parc national des calanques
Sugiton et Pierres Tombées imposent une réservation obligatoire en haute saison, avec un nombre de visiteurs plafonné chaque jour. La mesure vise à freiner l’érosion des sentiers, très marquée depuis dix ans. En période de risque incendie maximal, l’accès à pied ferme complètement : seule la visite depuis un bateau reste possible, sans débarquement.
Sormiou, Morgiou et Callelongue s’atteignent par la route, mais l’autorisation est réservée aux résidents, aux détenteurs de cabanons et à leurs ayants droit, selon un calendrier estival strict. Pour tous les autres, la mer reste la solution la plus directe.
Ce que le Parc national autorise pour l’accès par la mer
Le Parc national des Calanques encadre la fréquentation du massif et de son littoral du 1er juin au 30 septembre, selon un niveau de risque incendie réévalué chaque jour.
Aussi, les calanques comptent plus de deux millions de visiteurs par an, concentrés sur quelques sites et quelques semaines. Le feu n’est donc pas le seul motif, il est aussi question du respect de la biodiversité et de la préservation des différents massifs et de leurs littoraux.
Pour exemple, les sentiers de Sugiton se sont creusés au point de mettre la roche à nu, ce qui a conduit aux quotas de réservation.
Aucune navette maritime commerciale ne dépose de passagers dans le parc, car le débarquement commercial y est interdit. A journée en voilier calanques se vit donc depuis le bateau et depuis l’eau, avec baignade au mouillage, pas avec une dépose sur une plage.
Le Bruine Beer navigue à la voile, portée par le vent, comme le faisaient les bateaux traditionnels. Il avance la plupart du temps sans bruit ni vibration, ce qui limite le dérangement de la faune marine and oiseaux qui nichent sur le littoral. Puis rend la visite des calanques franchement plus agréable.
Baignade et snorkeling dans les Calanques
Le voilier mouille au cœur des criques. On descend par l’échelle de bain et on nage directement dans une eau translucide qui tourne autour de 24 degrés en été.
Un masque et un tuba sont fournis par l’équipage pour votre meilleur spot de snorkeling à Marseille. Dans les zones abritées comme l’Eissadon, l’Oule ou Podestat, on croise des bancs de sars, des oursins entre les blocs, parfois un poulpe dans une faille.
Demi-journée ou journée complète pour votre sortie en voilier calanques
Le choix dépend du nombre de criques visées et du temps dont vous disposez.
A demi-journée en voile permet de voir deux à trois calanques proches, avec un vrai temps de baignade à chaque arrêt. C’est la formule qui convient pour une première approche ou une après-midi entre amis.
A journée complète dans les calanques ouvre l’accès aux criques les plus éloignées, l’Oule comprise, avec plusieurs mouillages et un déjeuner à bord. Le rythme change, on a forcément plus le temps.
| Critère | Half day | Full day |
|---|---|---|
| Durée | 3 à 4 heures | 7 à 8 heures |
| Accès aux criques éloignées | Oui (îles du Frioul) | Oui, Oule comprise |
| Repas à bord | Boissons comprises | Oui |
Dans les deux cas, le programme s’ajuste au niveau de risque incendie du jour. En jour rouge, le voilier navigue et mouille devant les calanques sans débarquement, comme le prévoit la réglementation.
To voir la calanque de l’Oule ou celle de l’Eissadon, il n’existe pas d’alternative sérieuse à la mer.

